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FAQ : les questions les plus régulièrement posées

 

Ces questions ont été réellement posées par certains clients ou futurs clients Océa au sujet de la répartition des frais de chauffage. Les questions sont retranscrites telles que formulées par nos clients. Attention : les réponses seront néanmoins à adapter en fonction du contexte : type de contrat proposé, type de matériel utilisé...

 

 

 

La pose des compteurs impose par équité collective une température de 19 degré, un calibrage des appareils PIECE par PIECE. Quels sont les paramètres que vous prenez en compte ? Comment les qualifiez-vous afin de compenser les facteurs rentrant en jeu sur la consommation calorifique?

 

Lors de la pose, nos techniciens réalisent une enquête technique totale de la résidence. Sur cette base, nous sommes alors en mesure de calculer des coefficients correcteurs spécifiques à chaque appareil (et donc à chaque radiateur) et tenant compte de :

  • la situation thermique de la pièce : au nord, en pignon, sous une terrasse,...
  • la puissance calorifique normalisée du radiateur,
  • du transfert thermique qui s’opère entre le radiateur et le répartiteur : ce transfert est variable d’un modèle de radiateur à l’autre (géométrie, matériaux,...)

 

Comment s'effectue la quantification des apports calorifiques du radiateur ? Sur la base de quel principe ? Les calories consommées sont-elles bien uniquement celles du radiateur ?

 

Océa dispose d’une base de données reprenant pour chaque fabricant de radiateur et pour chaque modèle de radiateur, une puissance calorifique à l’élément. Ces éléments ont soit été transmis par les fabricants eux-mêmes (selon une méthode normalisée) soit déterminés expérimentalement sur banc d’essais. Au final, nous utilisons cette base de données en plus des informations recueillies par nos agents de terrain (identification de chaque radiateur et mesure de toutes ses dimensions) pour calculer un facteur de correction représentatif des apports calorifiques de chaque radiateur.

 

Quant au répartiteur lui-même, il détermine les unités de consommation sur la base de la mesure de la température de surface du radiateur et selon une loi mathématique définie pour suivre au plus prêt l’émission calorifique du radiateur.

 

Enfin, une sonde de température dite d’ambiance, intégrée au répartiteur, permet de déterminer avec précision si le radiateur est en fonctionnement (température du radiateur supérieur à la température ambiante) ou non.

 

Est-il possible de mesurer l'apport calorifique à partir de seulement une température atteinte dans la pièce ?

 

Hélas non. En effet, pour atteindre ces 19°C de température ambiante, l’apport calorifique va dépendre, entre autres, de l’isolation de chaque pièce, de sa situation thermique (nombre de parois donnant sur l’extérieur) : une pièce moins bien isolée ou orientée au nord nécessitera plus d’énergie pour être maintenue à 19°C qu’une pièce orientée au sud et bénéficiant par exemple de double-vitrages. Le rendement thermique de chaque type de radiateur entre également en compte. Enfin, point important : le comportement de l’usager influence l’apport calorifique nécessaire : on peut fort bien maintenir une pièce à 19°C tout en laissant la fenêtre ouverte durant l’hiver… Mais l’apport calorifique nécessaire sera plus important.

 

Certains appartements sont inoccupés en période froide. Si nous mettons en place ce projet, il ne faudrait pas que l'économie annoncée 10% à 20% soit absorbée, annulée par le fait que les occupants paient totalement leur consommation.

Cela pourrait être considéré comme normal. Mais lorsque l'on réalise un projet ayant un coût d'entrée (pose et annuel) il n'est pas envisageable que la copropriété le réalise sans un objectif, objectif qui est d'offrir plus de confort en fonction du souhait de chacun et ne plus imposé une température maxi de 19 degré + ou - un degré.

 

2 points sont à noter pour répondre à ces inquiétudes :

 

- Pour imposer que les occupants absents une grande partie de la saison froide participent également aux charges de chauffage, la loi à mis en place la notion de « Frais communs » de chauffage : une partie des frais d’énergie (de 0 à 30% selon l’année de construction de la résidence) peut être répartie selon la surface de chaque logement et non en fonction de la consommation relevée sur chaque appareil. Ainsi, un occupant absent durant la saison froide participera quand-même, en fonction de sa surface, aux charges de chauffage.

 

- On peut penser que les logements inoccupés durant l’hiver seront, en quelque sorte, « maintenu à température par les voisins ». C’est pour palier à cela que nous appliquons des coefficients qui minorent la consommation des logements les plus thermiquement défavorisés. Ces coefficients sont basés sur l’enquête de bâtiment que nous réalisons lors de la pose des appareils.

 

Au niveau de l'installation, la chaudière est pilotée par des sondes extérieures. Elles sont calibrées je crois à 19 degrés. Y-a-t-il une action à réaliser sur ces sondes ?

 

L’installation et l’exploitation des répartiteurs de frais de chauffage est absolument indépendante de la conduite du système de chauffage collectif. Aucun réglage n’est ici nécessaire et nos techniciens n’auront pas à intervenir sur la chaudière.

 

Vous indiquez dans votre documentation que la période HORS-CHAUFFE est shuntée du comptage. Comment ? Y-a-t-il une relation électronique ou autre entre la chaudière et les compteurs ?

 

Avec certains types de répartiteurs (à évaporation ou électroniques), il est possible que même alors que le système de chauffage est à l’arrêt durant l’été, quelques unités de consommation soient enregistrées par les appareils. Pour palier à ce phénomène, nous mettons en place deux solutions :

 

- Nos répartiteurs possèdent deux sondes de température : la première mesure la température de surface du radiateur, la seconde évalue la température ambiante de la pièce. C’est sur la différence de ces deux valeurs qu’ait calculée la consommation. Ainsi, si le radiateur est par exemple à 28°C (cas possible en été) mais que la température de la pièce est mesurée à 29°C, l’appareil estime que la différence (1°C) est trop faible et donc que le radiateur n’est pas en chauffe : aucune consommation n’est alors enregistrée.

 

- Dans certains cas spécifiques et avec l’accord de nos clients, nous rajoutons une sécurité : les appareils sont alors programmés spécifiquement pour imposer électroniquement qu’aucune consommation ne soit enregistrée durant les mois de juin, juillet et aout par exemple et cela quelque soit les mesures des sondes de température des appareils.

 

En cas de défaillance des compteurs individuels, la panne ne pourra être identifiée qu'au moment des relevés annuels. La collectivité aura alors en charge collective la consommation des calories entre la date de la panne et le relevé, date du constat de panne. Par expérience, nous nous attendons à un certain nombre de défaillance sur le volume attendu (200 appartements à 5 compteurs, nous tablons sur environ 1000 à minima). Que se passerait-t-il alors ?

 

Quel est le taux d’appareil qui tombe en panne chaque année ?

 

Il se peut effectivement qu’en fin de période de décompte, nous notions qu’un appareil est hors service (détérioration par l’occupant, problème de transmission radio,…). Ce cas, bien que très rare, nous oblige à estimer la consommation pour le radiateur concerné. Nous basons nos calculs sur la consommation enregistrée par les autres appareils du logement (nous tenons ainsi compte des habitudes de consommation de l’occupant), mais également sur les caractéristique du radiateur concerné (nous tenons ainsi compte de la puissance thermique du corps de chauffe).

Les anomalies de ce type (répartiteur hors service) font l’objet d’une demande d’intervention vers nos services techniques dès le retour de nos agents de relevés. Le nécessaire est alors fait, dans le cadre de nos contrats, pour que le point de comptage soit remis en état au plus vite.

A titre d’information, nous enregistrons un taux de panne bien inférieur à 1% sur l’ensemble des répartiteurs électronique que nous exploitons depuis plus de 10 ans.

 

Quelle est la précision d’un répartiteur de frais de chauffage ?

 

Tout comme un compteur d’eau, un répartiteur de frais de chauffage doit disposer d’un certificat d’approbation pour être installer sur le marché français. Les appareils proposés par Océa disposent tous d’un tel certificat délivré par le Laboratoire National d’Essais (L.N.E.). Il garantie que les appareils respectent les prescriptions de la norme NF EN834 en termes de conception et surtout de précision : des tests ont été menés par un laboratoire indépendant pour obtenir l’approbation des répartiteurs. Cette norme donne des Erreurs Maximales Tolérées en fonction de différentes situations d’utilisation de l’appareil. De plus, tous les appareils installés dans une résidence sont du même modèle : si incertitude il y a, elle sera identique pour tous les logements.

 

Mais plus que la précision liée à l’appareil, c’est sur l’exploitation qui en est fait que se fera la précision de la répartition des frais de chauffage : fixation des répartiteurs, enquête des radiateurs, détermination des coefficients de correction sont les points les plus importants pour garantir l’équité de notre service, nous y apportons le plus grand soin.

 

Enfin, une répartition des frais de chauffage sera toujours plus équitable et plus juste par l’utilisation de répartiteurs que sur la base des surfaces des logements.

 

Existe-t-il un lien, un rapport de proportion entre le facteur de correction lié à la situation de la pièce (abattement de situation) et celui lié à la puissance du radiateur ?

 

Théoriquement, aucun rapport :

 

Un très grand radiateur, avec donc un gros coefficient de puissance, peut-être installé dans une pièce très bien exposée et protégée (peu de murs donnant sur l’extérieur) avec donc un faible (ou inexistant) abattement de situation.

 

Inversement, un petit radiateur (faible coefficient de puissance) peut-être installé dans une pièce thermiquement défavorisée avec donc un important abattement de situation.

 

Se rappeler cependant que les abattements de situation sont limités à 30% et que pour des pièces similaires (dimensions) on trouvera souvent des radiateurs de tailles différentes d’un logement à l’autre dans une même résidence : c’est le reflet des situations thermiques prises en compte par le chauffagiste, cette différence se retrouvera alors souvent sur le coefficient de situation appliqué par Océa.

 

Qui valide les coefficients de situation que vous appliquez ?

 

Les coefficients de situation appliqués par OCEA sont déterminés sur la base de l’enquête de logement que nous réalisons systématiquement lors de la pose des répartiteurs. C’est informations sont validées par l’occupant en fin d’intervention. Lors de la mise en fichier, nous les vérifions et les comparons méticuleusement d’un logement à l’autre en reconstituant géographiquement l’organisation générale des logements les uns par rapport aux autres grâces aux plans de masse et de logement que nous réalisons systématiquement : les éventuelles anomalies sont alors détectées et corrigées au besoin par une vérification sur le terrain.

 

La valeur de chaque coefficient est déterminée sur la base des recommandations du C.O.S.T.I.C. (Comité Scientifique et Technique des Industries Climatiques) et selon les obligations formulées par code de la construction et l’Arrêté du 8 Février 1982.

 

Quelle est la température à partir de laquelle le répartiteur compte des unités ?

 

Ce seuil de début de comptage va dépendre du modèle de répartiteur utilisé et de la technologie employée. Les appareils proposés à ce jour par Océa sont de type bi-sondes : une sonde mesure la température de surface du radiateur, la seconde évalue la température ambiante de la pièce. Le début de comptage sera fera alors en fonction de 2 critères :

 

  • Température de surface du radiateur supérieure à un seuil (de 20 à 28°C selon le modèle)

ET

  • Différence de température surface / ambiante supérieure à un second seuil (de l’ordre de 4 degrés)

 

Ces deux conditions, ajoutées à un traitement algorithmique des données garantissent une fiabilité optimale du comptage en éliminant les sources externes de chaleur et le comptage d’unités en dehors de l’utilisation réelle du radiateur

 

Comment savoir si un répartiteur sur-compte ou sous-compte ?

 

Tous les appareils installés dans une résidence sont du même modèle et utilisent la même méthode de calcul des unités. Ils ont, de plus, été calibrés en sortie d’usine. Le sur ou sous-comptage éventuel lié à l’appareil lui-même est donc une source minime d’erreur : les répartiteurs n’ont aucune pièce soumise à un vieillissement important (pas de pièce mécanique en mouvement, alimentation électrique contrôlée en tension).

 

Si sur ou sous-comptage il y a, ce serait uniquement le fait d’une anomalie ou imprécision dans la détermination des facteurs de correction appliqués à chaque appareil ou lors de la fixation du répartiteur. C’est pour cette raison que les services d’OCEA ont toujours attaché une importance toute particulière à la phase d’enquête de site (plans de masse, plans des logements, prise de dimensions et identification des radiateurs) et à la pose des appareils (personnel spécifiquement formé à tout le matériel utilisé).

 

Quelle est la signification de Tmin inscrite sur l’appareil ?

 

La valeur Tmin est à la température limite d’utilisation inférieure du répartiteur. Elle correspond, au sens de la norme NF EN834, à la température de consigne moyenne la plus basse du fluide caloporteur à laquelle l’appareil peut-être utilisé avec une précision de comptage correcte. La majeur partie des appareils proposés par OCEA ont une valeur Tmin de 35°C, permettant de les installer sur des systèmes avec de faibles températures de consignes et surtout de conserver une très bonne précision de comptage même lorsqu’en fin de saison de chauffe, la température de consigne diminue.